Le e-commerce en France

Publié le par Nicolas LARDET

chronique-ecommerce-frenchweb3.pngLe e-commerce ou commerce électronique regroupe l’ensemble des transactions commerciales s’opérant à distance par le biais d’interfaces électroniques ou digitales.

 

Le e-commerce englobe les transactions commerciales s’effectuant sur Internet à partir des différents types de terminaux (ordinateurs, tablettes, smartphones, consoles, TV connectées) mais également celles réalisées à partir d’applications spécifiques (applications mobiles, professionnelles, échanges de données informatisés (EDI) etc.) qui ne font pas toujours appel aux protocoles Internet.

 

En 2013, selon la Fédération française du E-commerce et de la Vente à Distance (FEVAD), le e-commerce représentait en France 51 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 75 000 emplois (directs et indirects) et un total de plus de 600 millions de transactions. La France se révèle ainsi comme le 6ème marché mondial et le 3ème marché européen (derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne). Il représente 7% du commerce de détail national (hors alimentaire), mais jusqu'à 20% des produits culturels (livres, musique, vidéos, jeux en ligne etc.).

 

En 2013, on dénombrait en France 117 000 sites marchands actifs (source : FEVAD). Aujourd'hui, les clients attendent en effet des marques ou des enseignes qu’elles soient accessibles 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

 

Les 5 premiers e-commerçants français en nombre de visiteurs uniques sont  (source : FEVAD) :

  1. Amazon : +/- 14 millions par mois
  2. Cdiscount : +/- 11 millions par mois
  3. Fnac : +/- 9 millions par mois
  4. eBay: +/- 9 millions par mois
  5. Price Minister : +/- 7 millions par mois  

 

On note par ailleurs une forte concentration du marché, 4% de sites pesant 67% des revenus du e-commerce français. 

 

On distingue 5 types de e-commerçants :

 

  • Pure players : entreprises exerçant leur activité exclusivement sur Internet (Cdiscount.com etc.)
  • Entreprises de vente à distance (Laredoute.fr etc.)
  • Grossistes et industriels (Dell.fr etc.)
  • Entreprises de services (Voyages-sncf.com etc.)
  • Click and motar ou bricks and clicks : entreprises de commerce de détails ayant ajouté des activités de vente en ligne à leur modèle de distribution traditionnel (Fnac.com etc.)

 

Selon le cabinet McKINSEY, le commerce multicanal (distribution physique, e-commerce, relation client à distance etc.) va poursuivre son accélèration dans les années à venir avec la diffusion de technologies matures (ordinateurs, tablettes, smartphones, consoles, TV connectées) et l'avènement de nouvelles technologies (communication en champ proche (NFC); réalité augmentée; identification par radiofréquence (RFID). Ainsi, en 2013, le M-Commerce (via téléphone mobile) représentait déjà 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires à lui seul (source : FEVAD).

 

Autre tendance en progression avec le "drive", le "walk" (points relais de proximité).

 

Le commerce multicanal présente en outre une réelle opportunité d’augmenter le chiffre d’affaires d'une entreprise, un client multicanal dépensant en moyenne 2 fois plus qu'un client se rendant uniquement en magasin (source : McKINSEY).

 

En 2013, d'après le cabinet CCM Benchmark, 7 e-commerçants français sur 10 étaient rentables, 73% des pure players contre 69% des bricks and clicks.

 

On retiendra enfin quelques indicateurs du e-commerce français en 2013 (source : FEVAD) :

 
  • 33 millions de cyberacheteurs    
  • 18 transactions/acheteur/an  
  • 87€ de montant moyen d’une transaction en ligne    
  • 80% des règlements par carte bancaire contre 20% par portefeuille en ligne (type PayPal)
  • 40% via la livraison à domicile contre 25% en points relais (en forte progression) 
  • 97% des acheteurs se disent satisfaits de leurs achats
  • 55% des acheteurs ont un avis négatif quant à la livraison (source : Focusmatic)

 

Publié dans Canaux

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